Je suis Vénus, j'ai le pouvoir.

Quand tu rentres de cinq jours en Italie, tu es au bord du suicide d'avoir tant changé, d'être aussi stupide, de ce ciel désespérément gris et de ce soleil qui est partout sauf chez toi. Tu veux te plonger dans ton bain ou au fond de ton lit, peu importe, mais qu'il fasse chaud, et tu regrettes. Tu as des remords. Quelqu'un a dit qu'il vaudrait mieux des remords que des regrets, mais quand tu es écrasé par les deux, tu fais comment? Pas question de fermer les yeux, ce serait trop simple, et tes manies te reprennent. Tu vas te laver les pieds et tu t'asseois en plein milieu de ta chambre rangée par ces doigts de fées. Tu voudrais mettre de la musique mais tu sais pas trop quoi. Tu te relèves subitement et vas prendre une douche, oppressée par ce sentiment de crasse que le bus t'imprime sur tout le corps. Tu voudrais y être encore et tout effacer. Le soleil sur ta peau te manque et ton portable est vide. Tu veux tout changer.
Tu te souviens de tes petites déesses.
[ Eug' .Judy .Lou' .Sab' .Co' .Astrid .Ana' .Prissou .Chi' .Victoria .Marjolaine .Neko .Marina .Gisele .Dounia ]
Power to Milan, Italia.
<3

# Posté le samedi 15 mars 2008 10:35

Vive le vent de l'hiver.

Le silence fait parfois du bien.
Je voudrais tant vous dire des choses intéressantes, longues et romancées, vous expliquer la vie est parfois difficile et que hier en lisant Deathnote 2, j'ai eu envie de dessiner des personnages de manga. Je voudrais vous dire que je vais bien, que le soleil brille au dessus de ma vie et que mes porte-bonheurs se portent bien. Je voudrais vous dire que je suis sage, que je souris, que je m'amuse. Je voudrais vous faire de ces longues lettres-cartes postales qui s'accrochent sur le frigo et auxquelles on ne pense plus, à part au moment où on ouvre ladite porte pour prendre le roquefort sur la dernière étagère. Mais le fait est que jamais je ne finirais sur la porte de votre frigo. Au mieux j'hanterais vos rêves et vos pensées, vous penserez à mes phrases jusqu'à ce qu'un évènement heureux vous les ôte de la tête. Au pire, vous cliquerez avant la fin de cette phrase sur la croix en haut à droite et vous soupirerez, pensant "Quelle conne." Alors maintenant que le mal reprend ses droits sur ma tête, je vais fermer les yeux, essayer d'entendre autrechose que le silence et vous laisser méditer. Allez-y, pensez, oubliez, étendez-vous de tout votre long sur cet océan de souvenirs qui parfois revient vous jouer des tours, quand vous vous y attendez le moins, quand vous ne voulez pas vous y noyer.
Et retournons au silence.

# Posté le dimanche 02 mars 2008 10:45

Modifié le mercredi 05 mars 2008 10:50

Il fait une chaleur de salaud, ici.

Il fait une chaleur de salaud, ici.
Ne me demandez pas le pourquoi du comment de ce titre, j'ai cherché dans mes archives titrielles et j'suis tombée dessus. Pas mal, hein, avouez.

Cet article n'a absolument aucun intérêt, ne pensez pas trouver des perles de littérature et des chefs-d'oeuvre stylistiques, non non. Ô jour de St Valentin comme je t'aime. En ce jour fabuleux je me suis sentie entourée par des amis, des vrais, des célibataires, des endurcis. Et le seul traître qui était en couple aujourd'hui mérite mon pardon pour sa gentille et son non-je-m'en-foutisme des autres. Fin de la note, attendez-vous à des nouvelles de moi dans la soirée. Ca n'est que le début de la fin de la St Valentin.

A.C.

# Posté le jeudi 14 février 2008 15:32

J'ai du mal à m'en remettre.

On m'avait dit de ne pas m'inquiéter, d'éteindre la lumière et de pousser le volume à fond. Peu importait si j'avais ensuite la tête d'une fille droguée, peu importait si mes vertèbres se déboîtaient, puisqu'au final, j'aurais été mieux. On m'avait dit de stipuler sur ma porte l'interdiction d'entrer et de surtout, surtout, camoufler toute trace de vie. Ne pas parler, ne pas bouger, ne pas pleurer, silence intense. Il ne reste plus qu'à atteindre le satori. Mais savait-on ce que je cherchais, ce jour-là? A force de parler pour ne rien dire, essayer d'exprimer ce qui clochait, je les ai tous entraîné dans ce merdier profond qui consistait à vouloir me sortir de . On m'avait dit que de toute façon, ça ne pouvait pas aller moins bien. J'avais peur, j'avais envie de disparaître, j'avais envie d'aller bien, et tout ce qu'ils savaient me dire, c'était que ça irait "mieux". Je voulais pas du mieux, je voulais tout, je voulais du bien, du parfait, un ciel sans nuages. Et même si c'était pas l'été, je voulais cette sensation de soleil sur ma peau qui me ferait tout oublier. Mais non. J'avais pas le droit à ça, j'avais pas été assez sage. J'avais le droit aux nuages gris que perce de temps en temps un rayon de soleil. Mais la beauté, et le soleil sur ma peau, je pouvais toujours en rêver. Pas question. Alors je me suis enfermée dans ma chambre, j'ai mis sur la platine une succession de disques plus déprimants les uns que les autres, j'ai enfoui mon visage dans mon oreiller, et j'ai pleuré, longtemps, en espérant que ça irait mieux. Je me faisais pas d'illusions. Et j'avais raison, puisque quand la pile de CD s'est épuisée, j'avais l'air encore plus pitoyable que prévu et j'ai fait peur à tout le monde.

A.C.

# Posté le mercredi 13 février 2008 04:58

La fin est proche.

Les yeux qui piquent, les joues trempées, l'orage est déja passé. Enfin. La pluie qui tombe devant chez toi te rappelle que tu n'es pas dehors et que tu n'as pas froid. Tu te lèves, tu te diriges vers la fenêtre, tu tombes à la renverse: il est là, il t'attend, en bas. Il a l'air con, tout seul, les yeux plein d'espoir levés vers toi, comme si il savait que tu savais qu'il était là. Il a l'air con, ses cheveux plaqués à son visage par la pluie battante. Il doit crever de froid, sa chemise noire lui colle au corps. Tu as envie de lui balancer un imperméable. Quand tu penses à ça, tu fonds en larmes. Comment peux-tu être aussi mesquine? Non, tu n'irais pas le voir et lui parler, tu ne l'inviterais pas à entrer chez toi. Tu lui balancerais un imperméable. Tu ouvres la fenêtre, tu t'asseois sur le rebord. Tu sais qu'il te voit, tu sais aussi que dans quelques minutes tu seras aussi trempée que lui. Tu laisse tes jambes se balancer dans le vide, tu pleures et tes larmes se glacent sur ton visage. Tu ne veux pas qu'il te voie. Tu voudrais qu'il s'en aille ou qu'il vienne te serrer dans ses bras. Tu ne sais pas ce que tu attends, là, tu finiras par être malade. Tu t'en fous. Pourvu qu'il reste. Tu relèves la tête et tes entrailles se glacent. Tu ne le vois plus. En fait, il sonne à ta porte. Il sait que tu viendras ouvrir. Il connait tes faiblesses. Tu descends, tu tends l'oreille. Non, tu ne rêves pas. Roméo à la fenêtre de sa Juliette te chante une chansons. Les accords de guitare te transpercent le coeur et tu n'arrives pas à empêcher le flot de larmes rouler sur tes joues. "C'est ma faute, c'est ma faute, si on est si loin, l'un de l'autre..." Tu redoutes qu'il te joue la chanson en entier, avec le passage où le chanteur déclame qu'on n'est plus rien l'un pour l'autre. Il s'arrête en te voyant. Tu espères qu'il aurait arrêté de toute façon. Tu tournes la clef dans la serrure et tu ouvres la porte. Tu fermes les yeux en entendant le bruit sourd d'une guitare qui tombe sur le sol. Ses bras viennent t'enserrer et tu entends les cordes vibrer encore longtemps dans ton coeur. Il te prend la main et t'entraîne. La lune est pleine, ce soir, tu le suis sans savoir où tu vas, et quand il te broie les doigts en serrant ta main beaucoup trop fort, tu éclates de rire, tu revis et tu oublie qu'il est minuit.

A.C.
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# Posté le samedi 09 février 2008 10:27